Le petit mot laissé sur la porte du frigo
N’oublie pas les oranges
C’est devenu tout un poème
Dans la tête du poète
Les oranges deviennent orages
De rage voici qu’on range
Les ors
Les anges
Le poète fait ça avec les mots
Les découpe z’aux ciseaux
Prend les lettres une par une
Les presse
Pas de quartier pour les oranges
L’orange coupée au couteau
Rongée
Les os rangés dans le cercueil
Plus de pépins plus de jus
On n’en peut pulpe rit le poète
Et sur ce dernier calembour
Il reste sec
