Il faudrait parfois ne pas écrire
Mais quand plus rien n’a d’importance
Ne pas ou pas
Pas ou ne pas
A écrire au moins on a des surprises
Des étonnements
Il faudrait ne pas écrire
Il faudrait la page blanche
Le silence
Mais ça n’a jamais été ça
La page a toujours été là
Glissée dans le rouleau de la machine
Mécanique à écrire
Et les mots des fenêtres ouvertes
Sur la multiplicité des mondes
Les mots des surprises et des apaisements
Les mots des clichés des lieux communs
Parfois
Et juste derrière quand on gratte
Quand on continue à écrire
Des creux cabossés des reliefs
Des nids
Ton cerveau toujours a cherché ces recoins
Le mot d’après le mot d’après
Qui n’a rien d’attendu
Qui ouvre à l’aventure
Et dit l’autre monde possible
Où l’on n’a pas cherché
